La zone de RENNES située au nord de la ville apparaît comme mi-citadine, mi-rurale lorsque se construit, entre 1910 et 1913, la première partie de l’église Ste Jeanne d’Arc qui donnera son nom à tout le quartier.

Peu à peu ce quartier s’étend surtout vers le nord-est et le besoin d’écoles plus proches du domicile des familles se fait sentir. La Congrégation de l’Immaculée de ST MEEN LE GRAND, présente à RENNES au pensionnat de l’immaculée, rue de la Visitation depuis 1874, soucieuse de répondre à cette attente et de contribuer à l’éducation chrétienne des jeunes enfants, entreprend la construction d’une école au milieu des champs et des prairies : pour sortir de l’établissement, il faudra acheter un terrain permettant d’accéder à la rue Danton au niveau de l’actuel n°37.
La première année scolaire débute le 4 novembre 1927, les travaux n’étant achevés qu’à cette date : 42 filles dont 19 internes et 9 garçons, se répartissent dans les quatre classes du bâtiment Ouest actuel, bâtiment unique à cette époque.
Les effectifs croissent à chaque rentrée scolaire, ils atteignent près de 200 élèves en 1932 (les 2/3 en classes primaires, le 1/3 dans les classes complémentaires). Le recrutement des externes se fait sur le quartier, aucune autre école n’existe dans ce secteur de RENNES. Les élèves appartiennent à des familles ouvrières (employés des imprimeries OBERTHUR, de la SNCF, de l’hôpital psychiatrique de St Méen), à des familles rurales (les fermes s’étendent des abords de l’école aux buttes de Coesmes), à des familles en situation précaire, logeant, faute de moyens financiers, dans des abris de fortunes : roulottes, wagons de chemins de fer désaffectés…sur le terrain de la plaine de BAUD (ces derniers enfants n’ont bien souvent pour seul repas journalier, que celui de la cantine servi gratuitement dans la majorité de l’année). A cette date, 1932, l’Archevêque de RENNES dira : « Votre école est encore très jeune, elle commence à peine à vivre, je la crois appelée à un très grand avenir. »
Cet accroissement constant du nombre des élèves pose bien des problèmes, les locaux sont insuffisants. Aussi en 1933, les travaux de terrassements commencent en vue de la construction d’un bâtiment perpendiculaire au premier, il sera achevé en 1934. 
De 1934 à 1940, les effectifs croissent régulièrement. En 1940, l’école est occupée par l’armée Allemande, les élèves des classes primaires trouvent refuge dans les salles du patronage, rue Guillaume Lejean et au presbytère de Ste Jeanne d’Arc. En 1943, une partie des élèves gagne l’école du THEIL DE BRETAGNE pour des raisons de sécurité. La rentrée de l’année scolaire 1944-45 se fait dans les classes aménagées au patronage, mais un mois plus tard, l’armée française lève la réquisition sur la partie Ouest de l’établissement «Ste Jeanne d’Arc» et les élèves reviennent dans les classes dites «de la galerie».
La vie reprend activement, le nombre des élèves a diminué considérablement pendant ces années d’occupation : 225 au début de l’année 1945 (classes primaires et complémentaires). Il croît rapidement au fur et à mesure des années : de 1945 à 1955, il double et les locaux sont toujours les mêmes. L’aménagement de la salle de récréation située au sous-sol permet l’ouverture de quatre classes (Cours moyens). 
En 1960, la passation des contrats avec l’Etat nécessite la construction rapide de locaux : en deux mois, de décembre 1960 à février 1961, six classes en «préfabriqués» sont prêtes à recevoir les 135 élèves de l’Ecole Technique, laissant ainsi disponible un peu de place pour les classes primaires et complémentaires. L’année 1961-62, verra l’ouverture de six classes nouvelles pour le secteur technique et deux classes pour la section enfantine. 
Au début de l’année scolaire 1964-65, les cèdres de la grande cour de récréation doivent faire place au bâtiment nouveau qui doit accueillir les classes complémentaires, les salles à manger, les chambres individuelles des internes de «terminales » de l’Ecole Technique et permettre de répondre aux demandes d’inscriptions dans les diverses sections. Quarante ans après sa fondation l’école «Ste Jeanne d’Arc » reçoit plus de 1000 élèves dans l’ensemble de ses sections : primaire, complémentaire, technique, 350 environ dans la première, 450 dans la seconde, plus de 200 dans la dernière. Celle-ci ne cesse d’évoluer avec l’ouverture de sections de BTS. Une nouvelle construction voit le jour en 1973 pour les huit classes de techniciens supérieurs, à laquelle s’ajoute une salle de récréation pour les élèves du primaire.
Peu de temps après, une reprise des recherches en vue d’un regroupement des deux écoles «Assomption» et «Jeanne d’Arc» aboutit en 1974 à une nouvelle structure pour les deux écoles et à la construction d’un autre bâtiment destiné à l’école maternelle devenue autonome à la demande des services de l’Inspection Académique. A la rentrée 1974-75, l’école Ste Jeanne d’Arc comprend une école maternelle de 4 classes, une école primaire mixte de 12 classes à direction distincte et une école technique de 21 classes.
Un répartition des locaux est intervenue : les classes du primaire conservent ceux de la galerie et s’installent dans ceux précédemment occupés par les sections des techniciens supérieurs (bâtiment jaune), l’Ecole Technique utilisant les classes du bâtiment bleu et du bâtiment ancien du midi. 
Le recrutement dans les classes primaires et maternelles s’étend au-delà du quartier «Jeanne d’Arc» depuis de longues années, les catégories sociales ne sont plus les mêmes, le paysage scolaire s’en trouve modifié à l’image de l’environnement : habitat, profession des parents… les effectifs des classes primaires indiquent une certaine stagnation bien qu’une légère progression semble s’amorcer, ceux des classes maternelles connaissent une augmentation sensible depuis quelques années.
L’année scolaire 1989-1990 a vu une restructuration dans la répartition des locaux : 
- les besoins du lycée en nouveaux locaux,
- l’exiguïté de la cour des CM,
- le brassage incessant des élèves du primaire et du lycée,
- le désir d’ouverture vers l’extérieur,
- l’absence de salle d’étude,
- les conditions difficiles d’accès à la maternelle et au primaire par la rue Joseph Gomet,
- la nécessité de créer de nouveaux espaces (sports, catéchèse) ont été à l’origine de la disparition de l’espace boisé qui était maintenu au fond de la propriété. 
A cet emplacement ont été créés : 
- un bâtiment abritant les 5 classes de CM et une vaste salle d’étude et de réunions, avec accès direct par la rue du Cdt Anjot,
- une cour de récréation d’environ 1500 m²,
- un préau,
- quelques espaces verts sur lesquels seront plantés des arbres.
Dans le même temps, les fameuses classes de la galerie ont été cédées au lycée technique et 2 salles du bâtiment dit "BTS Tourisme 3" ont été mises à la disposition de l’école primaire : 
l’une sert de salle des maîtres, l’autre sera aménagée en oratoire. 
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